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A deux c'est mieux ...
Pierre-Marie Bourguinat, journaliste pour « voiles et voiliers » et « loisirs nautiques » est parti, accompagné de sa femme, faire le tour de l’atlantique sur un trimaran de 32 pieds qu’il a construit lui-même. Starvoiles a équipé le bateau, et au gré d’un moment de calme Pierre-Marie nous écrit ces quelques lignes que nous vous faisons partager :
Bilan voiles sur Trimaran 10,30 m Starvoiles
- Choix des voiles et matériaux : Après plus de 5000 milles en croisière en équipage réduit, nous sommes très satisfaits du travail de l’équipe Star Voiles, aussi bien au niveau des choix de matériaux que de la confection et des conseils techniques. - La grand voile lattée en dacron a très bien vieilli. Hissée sur des chariots Antal, elle reste maniable quelle que soit l’allure, avec la possibilité de prises de ris même au vent arrière. Le contrôle du nerf de chute par le guindant est un plus pour la sécurité et permet de ne pas aller faire le singe en bout de bôme. Les lattes utilisées et les boitiers sont de très bonne facture ; aucun endommagement malgré quelques empannages un peu sauvages dans de l’alizé musclé. - Le solent ( voile d’avant à tout faire ) endraillé aurait du être fabriqué en coupe orientée ce que nous avait proposé Jérome mais excédait notre budget. Très sollicitée au près de par les efforts propre au multicoque et son allongement, il est en effet difficile de contrôler son creux, qui recule, recule,.... après ces 5 000 milles d’utilisation intensive. En revanche, le choix de l’hydranet permet de le laisser affalé et ferlée sur le pont sans arrière pensée quant au ragage. Dans l’avenir, et dès que notre budget le permettra, nous referons cette voile en coupe orientée et l’installerons sur enrouleur. La navigation dans des endroits comme le Cap Vert réserve en effet des effets venturis d’une très grande violence (jusqu’à 50 noeuds parfois dans certains goulets alors qu’il y a 20 noeuds synoptique) et les séances d’affalage catastrophe sur la plage avant lorsqu’on navigue en double ne sont pas toujours très droles. - La trinquette à ris sur étai largable nous a rendu de fiers services dans les bords de près par vent fort. Avec deux ris dans la GV, elle compose un ensemble cohérent et sa position reculée l’expose moins. Elle reste toujours à poste sur la plage avant, étai mou, dans la banane confectionnée par la voilerie et ne prend pas plus de dix minutes à être installée. J’ai rajouté par rapport au départ un jeu d’écoute propre à cette voile pour ne pas avoir à démonter celles du solent et minimiser le temps à passer sur la plage avant. La confection en dacron épais avec des renforts radiaux importants n’appelle aucun commentaire. - Le Genaker est LA voile du bord. Nous l’avons énormément utilisé et il a très bien vieilli, entre autres je crois parce que nous ne le laissons jamais stocké à l’étrave au mouillage. Il est systématiquement rentré dans sa banane saisie sur un des trampolines. L’utilisation de cette voile avec un emmagasineur à poulie crantée est un vrai plaisir et dope les performances (18,6 noeuds max à 150° du vent réel par 25 noeuds, bateau chargé conditions transat). La drisse mouflée est indispensable pour bien étarquer et rouler dans de bonnes conditions sans abîmer la voile. Sur les très longs bords de portant par vent un peu fort, nous naviguons très souvent avec GV 1 ris, Genaker et trinquette à poste. Lorsque nous sommes fatigués ou que des grains approchent, nous n’avons qu’à rouler le genaker et restons sous une voilure d’attente tout à fait raisonnable pour la sécurité et les performances. L’utilisation de cette voile comme relais du solent dans les bords de débridé jusqu’à 12 noeuds réel sur mer plate donne aussi un second souffle au bateau qui arrive à marcher quasiment à la vitesse du vent réel. Toujours plaisant à voir même si ces conditions ne sont pas les plus fréquentes sur ce type de navigation.
- Quelques conseils pour la Grande croisière : - Demandez à votre voilier favori de réaliser le maximum de poches à bout, plus que ce que la navigation sous voiles réclame : le cockpit est en effet l’aire de jeu privilégiée au mouillage, on n’ a jamais assez de rangement pour tous les à côtés. - Soignez les sacs bananes, tauds et autres éléments à la frontière entre la voilerie et la scellerie en fonction de votre plan de pont : dimensions, points d’accroche,... Il sont essentiels au confort à bord. Sur ce point, il est amusant de voir la culture anglosaxonne dans les mouillages qui s’est penchée depuis longtemps sur la question. Les voiles et l’ensemble de pièces exposées sont toujours bien calfeutrées, sans que celà nuise àl’élégance et sans que ça prenne beaucoup de temps aux équipages. - Embarquez le maximum de rabans qui servent pour tout et que l’on perd régulièrement dans la brise...
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